Énigme de l’oracle, Giorgio De Chirico, 1910. Peint durant sa période métaphysique, ce tableau représente à merveille l’esthétique du peintre. La scène est improbable et l’atmosphère est tendue, directement inspirée d’un tableau de Böcklin, Calypso de 1883.
Metamatic No. 9, Jean Tinguely, 1958. A travers ses assemblage toujours en mouvement, l’artiste parodie ici la peinture abstraite et assimile ainsi l’artiste à une machine. En plus des dérives du dripping et de l’apparition des monochromes, la réalisation des œuvres tend à se faire en série (voir Warhol).
Josephine Baker, Gabriele Schnitzenbaumer. L’artiste puise son inspiration dans l’esthétique des statuettes ethniques d’art primitif, assimilable à des totems. Mais elle se distingue par la modernité avec laquelle elle traite ses sculptures, ajoutant habilement du fer à l’argile.
Drawing for Boy and Girl, Lynn Chadwick, 1959. Plus connu pour ses sculptures, l’artiste réalisa également une longue série de croquis. Les formes sont les mêmes, avec les fameuses formes géométriques remplaçant la figuration du visage qui font la singularité de l’artiste.
Girl in White Dress, Roger Ballen, 2002. Photographe américain, ses clichés donnent corps à l’inquiétante étrangeté dont parlait Freud, souvent mêlant vie animale et vie humaine ainsi que des objets inanimés, pleins de mystère et de symbolisme.
Robe simultanée, Sonia Delaunay, 1913. L’artiste applique au tissu le principe de simultanéité des couleurs, qu’elle utilise et fait découvrir en compagnie de Robert Delaunay. Les supports utilisés par l’artiste sont extrêmement variés puisqu’elle tend à intégrer l’art sous toutes les formes, y compris dans la vie quotidienne. On retrouve sur cette robes toutes les caractéristiques de son œuvre : des formes circulaires, une forte libération des couleurs et la présence de contrastes marqués.
Fort Da, Alice Anderson, 2011. Artiste franco-américaine, la majeure partie de son travail repose sur des éléments autobiographiques. Elle utilise régulièrement un matériau peu commun pour ses œuvres et notamment dans ses installations : les cheveux de poupées. Jouant sur l’aspect à la fois souple et rigide du cheveux synthétique, elle recrée les rituels de son enfance lorsqu’elle était en état de stress ; elle enroulait les fils de ses coutures puis ses propres cheveux autour de ses doigts.
Marilyn (Vanitas), Audrey Flack, 1977. Artiste hyperréaliste, son œuvre est composée de vanités, c’est-à-dire des peintures ayant pour but de démontrer l’éphémérité de la vie ainsi que la fragilité de celle-ci. Audrey Flack renouvelle ce genre de peinture, vieillissant depuis son apogée à la période Baroque. Avec une esthétique Kitsch volontaire, on retrouve ici tous les codes des vanités traditionnelles : des fruits pour l’aspect périssable, un sablier ainsi qu’une montre pour évoquer la fuite du temps ou encore une bougie à la flamme allumée.
Monolith, the Face of Half Dome, Ansel Adams, 1960. L’artiste se fait rapidement remarquer dans le monde de la photographie, notamment grâce aux nouvelles techniques qu’il met au point, de manière toujours autodidacte. Ses clichés en noir et blanc sont caractérisés par une très haute résolution et précision, ainsi qu’un fort relief, parfois assimilable à celui d’une gravure. Ses sujets sont toujours naturels et il semble démontrer l’immensité et la force de la nature ainsi que sa beauté, s’élevant jusqu’au sublime.
Deux femmes avec des coquelicots (Deux femmes aux pavots), Francis Picabia. Peintre d’origine française, son œuvre est extrêmement variée, tout comme ses influences. Assimilé au Dadaïsme, Picabia trouve également son inspiration dans le cubisme. Il est aussi bien intéressé par les peintres de l’école de Barbizon que par l’apparition de l’art abstrait et minimaliste, d’où la grande diversité de son œuvre.




